Incontinence

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incontinence : problème de santé publique

L'incontinence urinaire féminine

On estime que 10 à 12 % des femmes souffrent régulièrement d'incontinence urinaire, les cas étant beaucoup plus nombreux dans certains groupes. La forme la plus fréquente d'incontinence féminine est l'incontinence urinaire à l'effort (IUE). Vient ensuite l'incontinence par impériosité. Beaucoup de femmes sont confrontées aux deux formes d'incontinence avec une combinaison de symptômes.

LE DIAGNOSTIC
Lorsqu'une femme se plaint de symptômes d'incontinence urinaire, il convient d'écarter toute autre pathologie avant de pouvoir diagnostiquer une incontinence urinaire à l'effort (IUE), une incontinence par impériosité ou mixte. Ceci implique d'étudier le dossier médical de la personne, y compris les blessures à la tête, au cou ou au dos, les conditions aggravantes, comme le diabète, l'activité sportive, la parité, les antécédents familiaux et l'analyse des symptômes urinaires ainsi que l'examen physique.

L'analyse des symptômes porte sur les épisodes signalés et la nature de l'incontinence. Il est recommandé de procéder systématiquement à l'analyse urinaire pour identifier une éventuelle infection de la vessie ou du système urinaire, afin d'exclure l'hématurie. Si possible, conseillez-lui de tenir un journal des heures et quantités d'urine évacuée, ainsi que du volume et de la nature des liquides absorbés.

L'examen physique doit permettre d'écarter la constipation, la descente d'organe, les masses ou tumeurs, les fistules et dommages à l'issue d'une grossesse, d'un accouchement ou d'une intervention chirurgicale ou blessure. En cas de traumatisme crânien, de sclérose en plaques, de maladie de Parkinson ou d'Alzheimer, etc., il convient d'analyser d'éventuels symptômes neurologiques ainsi que l'état mental.

Enfin, il est recommandé de vérifier la qualité de vie, la mobilité et l'accessibilité aux toilettes avant de déterminer la légitimité et la nature du traitement.

L'INCONTINENCE URINAIRE D'EFFORT
L'incontinence urinaire d'effort désigne des fuites urinaires incontrôlées lors d'un effort, d'un éternuement ou d'une toux. Il peut s'agir de petites fuites ou de fuites importantes.

Traitements possibles
Style de vie
Interrogez la patiente sur son alimentation, sa consommation de liquides, la perte de poids et la consommation de cigarettes. En effet, les personnes en surpoids sont davantage sujettes à l'incontinence d'effort en raison de la pression abdominale accrue. Les fumeurs toussent davantage, ce qui explique l'incidence plus fréquente des fuites.

Ne buvez ni trop ni pas assez. Limiter l'absorption de liquides pour réduire la quantité d'urine peut provoquer des irritations de la vessie et favoriser les infections.
Evitez la caféine et les boissons gazeuses, qui risquent d'irriter la vessie, exactement comme l'alcool.
Examinez les traitements en cours pour vérifier les interactions et éviter les affections iatrogènes.
Exercices d'entraînement du périnée
Des exercices du plancher pelvien permettent souvent d'améliorer le contrôle de la vessie et la pression de fermeture de l'urètre. C'est pourquoi ce type de kinésithérapie est généralement considéré comme le premier traitement contre l'incontinence d'effort. Mieux vaut consulter un kinésithérapeute pour s'assurer que les exercices sont faits correctement et que le patient met toutes les chances de son côté. L'examen physique permet d'appréhender l'état des muscles du plancher pelvien de sorte que le kinésithérapeute puisse recommander des exercices adaptés.

Le Biofeedback et la stimulation électrique facilitent l'exécution des exercices des muscles du plancher pelvien chez les hommes et chez les femmes et devraient être recommandés par un kinésithérapeute ou un professionnel de l'incontinence.

Dispositifs médicaux

Les protections pour fuites urinaires conçues spécifiquement pour l'incontinence sont les produits qui se vendent le mieux. Il en existe des jetables et des réutilisables et, si tous les produits ne sont pas de même qualité, beaucoup sont le fruit de technologies avancées et allient simplicité d'utilisation et confort. Il existe différents types de protections et de culottes en fonction de l'usage au quotidien. Certaines protections et culottes sont adaptées à des besoins spécifiques, fines et discrètes pour la journée ou relativement épaisses pour contenir les fuites plus importantes. Les experts de l'incontinence peuvent vous recommander les produits adaptés à chaque cas et les consommateurs peuvent se renseigner auprès des organisations locales d'information sur l'incontinence.

D'autres produits de collecte de l'urine et qui empêchent l'écoulement peuvent également contenir les fuites dans certains cas. Il est possible d'utiliser des cathéters temporairement, à l'issue d'une opération, ou de façon plus permanente. Il existe des cathéters intermittents et des sondes à demeure, reliés à une poche de drainage portable ou à une valve qui permet de vider régulièrement le cathéter. Les sondes à demeure peuvent être introduites de façon chirurgicale via l'abdomen plutôt que via l'urètre. Il convient alors de former les patients ou les porteurs aux processus de remplacement et de nettoyage.

Interventions pharmacologiques et chirurgicales (dans certaines conditions)
Intervention pharmacologique

Il existe de nouveaux agents pour l'incontinence d'effort. Il s'agit d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, disponibles dans certains pays européens. Des études montrent que les résultats sont meilleurs quand ces agents sont associés aux exercices des muscles du plancher pelvien.

Intervention chirurgicale

Un urologue ou un urogynécologue peut vous conseiller quant aux procédures chirurgicales de traitement de l'incontinence urinaire d'effort. Il existe des procédures ouvertes et de jour, avec possibilité d'injection d'agents gonflants. Dans la plupart des cas d'incontinence d'effort, la chirurgie doit être envisagée en troisième position lorsque les interventions conservatrices et pharmacologiques n'ont pas donné satisfaction.

L'INCONTINENCE PAR IMPERIOSITE
L'incontinence par impériosité, souvent appelée vessie hyperactive, indique une hyperactivité du détrusor de la vessie qui déclenche une envie ultra pressante, avec ou sans signes annonciateurs, souvent accompagnée d'une fuite urinaire. Dans les cas les plus graves, les fuites peuvent être importantes. La personne peut uriner de très nombreuses fois (plus de huit fois par jour), y compris la nuit (une ou plusieurs fois).

Traitements possibles
Style de vie
Facilitez l'accès aux toilettes. Ceci peut nécessiter des aménagements. Toilettes surélevées, rampe, chaise percée dans la chambre, tout ce qui peut aider le patient, y compris des vêtements simples à ôter si la dextérité manuelle pose problème.

Rééducation de la vessie
La rééducation de la vessie est une technique comportementale qui accroît la capacité de la vessie et limite la fréquence de la miction. Avec le temps, la vessie devient moins sensible et peut accepter de plus gros volumes d'urine. Tenir un journal des heures et quantités d'urine évacuée est une première étape d'évaluation de l'incontinence par impériosité avant de programmer la rééducation de la vessie.

Exercices d'entraînement du périnée
Les exercices d'entraînement du périnée conviennent particulièrement à l'incontinence d'effort et mixte, mais ils peuvent également aider les patients souffrant d'incontinence par impériosité, pour stimuler la musculature et réduire, voire éliminer les fuites. Le Biofeedback et la stimulation électrique facilitent l'exécution des exercices des muscles du plancher pelvien et devraient être recommandés par un kinésithérapeute ou un professionnel de l'incontinence.

Dispositifs médicaux

Certaines femmes sont confrontées à des pertes urinaires incontrôlées et préfèrent porter des protections pour fuites urinaires dans les situations à risque. Il existe des protections et des culottes de différentes formes et épaisseurs pour tout type de fuite. Il en existe des jetables et des réutilisables. Des experts de l'incontinence peuvent recommander aux patientes la meilleure forme de protection contre les fuites urinaires plutôt que des serviettes hygiéniques réservées à l'absorption du sang menstruel.

D'autres produits de collecte de l'urine et qui empêchent l'écoulement peuvent également contenir les fuites dans certains cas. Il est possible d'utiliser des cathéters temporairement, à l'issue d'une opération, ou de façon plus permanente. Il existe des cathéters intermittents et des sondes à demeure, reliés à une poche de drainage portable ou à une valve qui permet de vider régulièrement le cathéter. Les sondes à demeure peuvent être introduites de façon chirurgicale via l'abdomen plutôt que via l'urètre. Il convient alors de former les patients ou les porteurs aux processus de remplacement et de nettoyage.

Interventions pharmacologiques et chirurgicales (dans certaines conditions)
Des antispasmodiques urinaires et des médicaments anticholinergiques peuvent être prescrits en cas d'hyperactivité du détrusor de la vessie. Il est rare d'avoir recours à la chirurgie pour une incontinence par impériosité sans symptômes d'incontinence d'effort.

INCONTINENCE MIXTE
Beaucoup de femmes souffrent d'incontinence mixte, autrement dit une combinaison des symptômes des deux formes d'incontinence, d'effort et par impériosité. Concernant l'incontinence mixte, l'International Committee on Incontinence recommande de traiter en priorité les symptômes les plus importants.

AUTRES FORMES D'INCONTINENCE
Certaines formes d'incontinence se distinguent des catégories précitées.

L'incontinence au fou rire : Cette forme d'incontinence concerne surtout les enfants mais peut perdurer à l'âge adulte. Le rire provoque la miction du fait de contractions instables du détrusor. Elle peut être héréditaire.
L'incontinence fonctionnelle : L'état physique ou mental de la personne l'empêche d'atteindre les toilettes à temps.





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Des résultats qui parlent d'eux-mêmes

Exercices d'entraînement du périnée

Voici une rubrique qui compile les conseils de kinésithérapeutes quant aux exercices d'entraînement du périnée.

FEMMES
Les exercices du plancher pelvien sont souvent un excellent moyen de limiter ou prévenir les fuites urinaires. La patiente peut les faire elle-même, cela ne coûte rien et n'a aucun effet secondaire. Un tel entraînement est donc préconisé avant de commencer d'autres traitements. Si les améliorations ne sont pas immédiates, n'abandonnez pas. Vous devriez voir la différence au bout de 2 à 4 mois.

Les muscles du plancher pelvien se trouvent dans le bassin et forment le plancher du bassin, d'où leur nom. Ils entourent l'urètre (passage de la vessie), le vagin et l'ano-rectum (passage anal) et, avec les muscles sphincters, ils contrôlent normalement ces ouvertures, prévenant les fuites urinaires ou fécales. Ces muscles supportent également l'urètre, la vessie, l'abdomen et le rectum et résistent normalement aux pressions abdominales provoquées par l'exercice physique. Si les muscles du plancher pelvien sont affaiblis, des fuites peuvent se produire. Avec la toux, des éternuements ou un exercice physique, par exemple.

Savoir les localiser
Il est important de localiser les bons muscles mais pas toujours évident de le faire soi-même. Des études révèlent que plus de 30 % des femmes qui essayent de contracter leur périnée le font mal. Parmi les erreurs fréquentes, elles serrent les fesses et les cuisses et non les muscles du plancher pelvien, elles retiennent leur respiration, ou elles forcent vers le bas, plutôt que de contracter et de faire des mouvements vers le haut et vers le bas.

Ce test s'avère très utile. Essayez d'interrompre le jet lorsque vous urinez. Ressentez les muscles que vous utilisez pour ce faire. Ce sont ces muscles que vous devez faire travailler. Ce test sert uniquement à identifier les bons muscles. Inutile de le répéter régulièrement. Vous arriverez au même résultat en contractant l'anus, comme pour retenir des gaz.

La contraction des muscles du plancher pelvien doit être ressentie comme un resserrement et une légère remontée du bassin dans le corps, autour du vagin et de l'anus. Aucune autre partie du corps ne doit accompagner le mouvement, ni les fesses, ni l'intérieur des cuisses, et vous ne devez pas retenir votre respiration.

Si vous n'arrivez pas à localiser les bons muscles, regardez par vous-même. Placez-vous correctement devant un miroir. Lorsque vous contractez, vous devez voir un mouvement de resserrement et de remontée (et non un mouvement vers le bas, en direction du miroir). Vous pouvez également vous laver les mains et insérer un ou deux doigts dans le vagin jusqu'à ressentir le resserrement autour d'eux quand vous contractez les muscles. Sinon, demandez à votre généraliste ou consultez un spécialiste (par ex. un kinésithérapeute) qui vérifiera.

Tonifier les muscles
Une fois que vous savez utiliser ces muscles, faites-les travailler régulièrement, idéalement plusieurs fois par jour. Ça ne vous prendra que quelques minutes et vous pouvez vous entraîner dans toutes les positions (assise, debout, allongée). Personne ne se doutera de ce que vous faites. Au début, vous ne pourrez tenir la contraction qu'une seconde ou deux. Plus vous serez entraînée, plus vous pourrez tenir... jusqu'à 10 secondes maximum. Reposez-vous entre deux contractions, au moins pendant un temps équivalent à celui de l'exercice : si vous avez tenu 5 secondes, reposez-vous 5 secondes. Au début, vous sentirez que vos muscles sont fatigués au bout de quelques contractions seulement. Essayez progressivement d'atteindre 10 exercices d'affilée. Vous pouvez également pratiquer des contractions fortes et rapides. Contractez les mêmes muscles aussi fort que possible, puis relâchez l'effort. Répétez l'exercice 10 fois d'affilée maximum.

Faire travailler ces muscles chaque fois que vous en avez besoin
Comme pour les exercices, faites travailler ces muscles chaque fois que vous en avez besoin. Contractez et tenez avant de tousser, d'éternuer, de rire, de vous pencher, etc. tous les comportements qui exercent une pression sur votre plancher pelvien et risquent de provoquer une fuite.

Pour obtenir les meilleurs résultats, poursuivez l'entraînement durant 6 mois environ. Vous devriez voir la différence au bout de 2 à 4 mois d'exercices réguliers. Quand vous aurez atteint votre objectif, vous pourrez réduire la fréquence des exercices, mais continuez d'utiliser vos muscles au quotidien, chaque fois que vous en avez besoin, comme décrit précédemment. Il est prouvé que les femmes qui s'entraînent intensivement continuent de profiter des améliorations pendant des mois, voire des années.

Il n'est jamais trop tard pour commencer les exercices d'entraînement du périnée. Même au-delà de 70 ans, les femmes peuvent atténuer voire éliminer les symptômes. Lorsque vous inscrivez les exercices dans vos pratiques quotidiennes, ils deviennent aussi naturels que se brosser les dents. Si vous ne constatez aucune amélioration, consultez votre médecin. Il saura vous conseiller ou vous recommandera un kinésithérapeute, un gynécologue ou un urologue.

HOMMES
Le meilleur moyen de localiser les muscles du plancher pelvien pour les hommes est de contracter les muscles autour de l'anus, comme pour retenir des gaz. Une telle contraction resserre automatiquement les muscles du plancher pelvien. Vous devriez ressentir un resserrement et une remontée du pénis, voire une légère érection. Une fois que vous avez identifié les bons muscles, faites-les travailler régulièrement pour les tonifier.

Au début, tenez la contraction 5 secondes. Relâchez et reposez-vous quelques secondes, puis répétez l'exercice une dizaine de fois ou jusqu'à ce que vous soyez fatigué. Plus vous vous entraînerez, plus vous augmenterez la durée de contraction et le nombre de répétitions. Le second exercice consiste à effectuer une succession rapide de contractions des muscles. Contractez puis relâchez. A répéter dix fois. Respirez bien sans retenir votre respiration tout au long de l'exercice. Ces muscles doivent être totalement détendus.

Vous devriez constater une nette amélioration au bout de 3 à 4 mois d'exercices au rythme de 30 à 40 répétitions au quotidien.






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Des résultats qui parlent d'eux-mêmes
L'incontinence fécale

L'incontinence fécale est la perte de contrôle des intestins, se traduisant par des pertes fécales involontaires. La possibilité de contenir les selles, de rester continent, implique le fonctionnement normal du rectum, de l'anus et du système nerveux.

L'incontinence fécale se caractérise par la perte occasionnelle de selles au passage de gaz ou par la perte totale de contrôle des intestins

Causes principales
Constipation – affaiblissement de l'anus et des intestins
Rétention fécale dans le rectum
Diarrhée sévère
Muscle sphincter anal endommagé
Nerf ou autre muscle endommagé
Chirurgie gynécologique, rectale ou de la prostate
Usage chronique de laxatif
Traitements typiques
Modification du style de vie

Possibilité d'amélioration grâce à un régime : arrêt de l'alcool et de la caféine, consommation de fibres pour solidifier les selles.

Rééducation des intestins

La rééducation des intestins permet de tonifier les muscles.

Interventions

Protections contre les fuites fécales
Médicaments comme Loperamide (Imodium) pour contrôler la diarrhée et éliminer potentiellement l'incontinence
Opération chirurgicale pour corriger le défaut identifié



L'incontinence urinaire masculine

Parce que l'incontinence urinaire reste stigmatisée, les hommes hésitent à consulter. Si les femmes sont effectivement davantage concernées que les hommes, ces derniers sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le pense à en souffrir. L'incontinence peut toucher les hommes de tous âges.

A 50 ans, l'incontinence est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Mais le nombre de cas augmente avec l'âge. L'âge n'est toutefois pas le seul facteur. L'incontinence peut être une conséquence directe d'autres maladies, comme l'hyperplasie ou le cancer de la prostate, ainsi que de pathologies neurologiques, comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer. Dans une moindre mesure, le diabète et le surpoids, ainsi que d'autres facteurs augmentent le risque d'incontinence urinaire chez les hommes.

Les traitements décrits ci-après conviennent aux patients souffrant d'une incontinence non compliquée, autrement dit non récurrente, non douloureuse, ni associée à une hématurie, une infection chronique, des problèmes de miction, une irradiation prostatique ou encore à une exentération pelvienne. Les patients présentant ces symptômes doivent consulter immédiatement un urologue.

LE DIAGNOSTIC
Le regroupement de symptômes en catégories facilite le diagnostic de l'incontinence masculine. Les exercices du plancher pelvien et la traite de l'urètre peuvent aider les hommes souffrant de pertes urinaires post-miction. L'incontinence urinaire d'effort chez les hommes intervient souvent après une opération de la prostate, tandis que l'incontinence par impériosité résulte souvent d'un grossissement ou d'une hypertrophie bénigne de la prostate, d'une obstruction ou d'autres procédures chirurgicales, comme l'exérèse des intestins. On parle d'incontinence mixte quand les deux symptômes coexistent.

Il convient d'analyser les antécédents de santé du patient pour identifier la nature de l'incontinence, de noter d'éventuelles procédures chirurgicales, ainsi que les maladies ou les traitements prescrits.

L'examen physique doit porter sur l'abdomen/la vessie pour la recherche de calculs, diverticules ou tumeurs, sur le rectum pour la recherche de rétention fécale, le système nerveux sacré et central, l'état mental ainsi que les facteurs neurologiques. Une analyse d'urine doit être prescrite pour détecter une éventuelle infection ou hématurie. Une fois les infections traitées, il convient de refaire les analyses.

Enfin, il est recommandé de vérifier la qualité de vie, la mobilité et l'accessibilité aux toilettes avant de déterminer la légitimité et la nature du traitement.

L'INCONTINENCE URINAIRE D'EFFORT (POST-PROSTATECTOMIE)
L'incontinence urinaire d'effort chez les hommes intervient souvent après une opération de la prostate, mais pas uniquement. Elle se traduit par des fuites urinaires incontrôlées lorsque la personne tousse, court, saute, etc. Chaque patient a un vécu différent. Chez certains, la perte urinaire est faible, sporadique et temporaire, quand d'autres souffrent de pertes chroniques en permanence. Beaucoup retrouvent l'état de continence totale à l'issue d'un traitement adapté.

Traitements possibles

Style de vie
Interrogez le patient sur son alimentation, sa consommation de liquides, la perte de poids et la consommation de cigarettes. En effet, la pression abdominale est plus forte chez les personnes en surpoids. Les fumeurs toussent davantage, ce qui explique l'incidence plus fréquente des fuites.

Buvez raisonnablement. Limiter l'absorption de liquides pour réduire la quantité d'urine peut provoquer des irritations de la vessie et favoriser les infections.
Evitez la caféine et les boissons gazeuses, qui risquent d'irriter la vessie, exactement comme l'alcool.
Examinez les traitements en cours pour vérifier les interactions et éviter les affections iatrogènes.
Exercices d'entraînement du périnée
Les exercices du plancher pelvien sont souvent le meilleur traitement contre l'incontinence urinaire post-prostatectomie. Avec la rééducation de la vessie et un journal des heures et quantités d'urine évacuée, beaucoup retrouveront la continence, du moment que les muscles sphincters de l'urètre n'ont pas été endommagés lors de l'opération. Le Biofeedback et la stimulation électrique facilitent l'exécution des exercices des muscles du plancher pelvien et devraient être recommandés par un kinésithérapeute ou un professionnel de l'incontinence. Des études prouvent que le biofeedback et la stimulation électrique s'avèrent bénéfiques pour traiter l'incontinence urinaire post-prostatectomie.

Rééducation de la vessie
La rééducation de la vessie peut être très utile après une opération de la prostate si l'homme souffre d'incontinence par impériosité ou d'envies ultra pressantes. La rééducation de la vessie est une technique comportementale qui accroît la capacité de la vessie et limite la fréquence de la miction. L'objectif est de rompre le cycle de la fréquence, de l'urgence et de l'incontinence par impériosité. Un kinésithérapeute spécialisé ou un professionnel de l'incontinence peut accompagner cette rééducation.

Dispositifs médicaux

Les protections pour fuites urinaires les plus courantes pour les hommes sont les poches, les dispositifs de collecte d'écoulement et les protections absorbantes. La plupart des produits jetables utilisent des technologies avancées qui transforment l'urine en une substance de type gel pour la retenir et éviter toute fuite. Une étude récente a vérifié l'efficacité des différentes protections pour fuites urinaires pour hommes.

Il est possible d'utiliser des cathéters temporairement, à l'issue d'une opération, ou de façon plus permanente. Il existe des cathéters intermittents et des sondes à demeure, reliés à une poche de drainage portable ou à une valve qui permet de vider régulièrement le cathéter.

Un étui pénien ou une protection de type gaine doit être installé autour du pénis par un professionnel et s'évacuer via un sac ou une valve.

Interventions pharmacologiques et chirurgicales (dans certaines conditions)
Si le traitement de base ne donne pas satisfaction et que l'incontinence nuit à la qualité de vie, une intervention peut être envisagée et il convient de consulter un urologue. Parmi les possibilités : mise en place d'une bandelette sous urétrale fixée à l'os avec injection d'agents gonflants, ou l'implantation d'un sphincter urinaire artificiel.

L'INCONTINENCE PAR IMPERIOSITE
L'incontinence par impériosité se définit par une perte urinaire incontrôlée associée à une forte envie d'uriner. Comme pour l'incontinence d'effort, celle par impériosité doit d'abord être traitée par des moyens non invasifs. Les facteurs de risque de l'incontinence par impériosité sont l'hypertrophie bénigne de la prostate et une opération chirurgicale.

Traitements possibles
Style de vie
Buvez raisonnablement. Limiter l'absorption de liquides pour réduire la quantité d'urine peut provoquer des irritations de la vessie et favoriser les infections.
Evitez la caféine et les boissons gazeuses, qui risquent de stimuler la vessie, exactement comme l'alcool.
Perdez du poids, pour limiter la pression abdominale, et arrêtez de fumer afin de limiter les fuites que provoque la toux.
Il est possible de porter des protections lors du diagnostic et du traitement, si les traitements de donnent pas satisfaction, ainsi que pour une question de confiance lorsque le patient se sent stressé.
Exercices d'entraînement du périnée
Il est prouvé que renforcer la tonicité des muscles du plancher pelvien peut, dans certains cas, limiter l'incidence des fuites urinaires chez les hommes souffrant d'incontinence par impériosité. Le Biofeedback et la stimulation électrique facilitent l'exécution des exercices des muscles du plancher pelvien et devraient être recommandés par un kinésithérapeute ou un professionnel de l'incontinence.

Rééducation de la vessie
La rééducation de la vessie est un excellent moyen de traiter l'incontinence par impériosité. La capacité de la vessie est augmentée très progressivement pour limiter la fréquence de la miction. Pour que cette technique fonctionne, il faut que le patient soit motivé, impliqué et qu'il observe le rythme progressif de l'entraînement.

Dispositifs médicaux

Les hommes confrontés à des envies très pressantes d'uriner peuvent porter des protections pour fuites urinaires adaptées à leur anatomie. Il en existe des jetables et des réutilisables, de formes et de styles divers, y compris des poches, des dispositifs de collecte d'écoulement et des protections de type gaine. Le pouvoir absorbant et le confort de chaque produit sont variables. Des experts de l'incontinence peuvent recommander la ou les protection(s) appropriée(s) à chaque patient au quotidien.

D'autres produits de collecte de l'urine et qui empêchent l'écoulement peuvent également être prescrits pour contenir les fuites dans certains cas. Des cathéters et dispositifs d'aide aux exercices d'entraînement du périnée ou pour éliminer l'incontinence d'effort peuvent convenir aux patients chez qui les autres méthodes de traitement ne sont pas indiquées. Il est possible d'utiliser des cathéters temporairement, à l'issue d'une opération, ou de façon plus permanente. Il existe des cathéters intermittents et des sondes à demeure, reliés à une poche de drainage portable ou à une valve qui permet de vider régulièrement le cathéter. Les sondes à demeure peuvent être introduites de façon chirurgicale via l'abdomen plutôt que via l'urètre. Il convient alors de former les patients ou les porteurs aux processus de remplacement et de nettoyage. Un étui pénien ou une protection de type gaine doit être installé autour du pénis par un professionnel et s'évacuer via un sac ou une valve.

Autres interventions (dans certaines conditions)
Si les traitements précités ne donnent pas satisfaction au bout de 3 à 4 mois, il convient de refaire les analyses et de considérer une autre intervention ou consultation. Un kinésithérapeute spécialisé peut recommander des traitements physiques tels que le biofeedback et la stimulation électrique.

Des traitements pharmacologiques existent également, comme des antispasmodiques urinaires et des médicaments anticholinergiques. Enfin, le patient peut recourir à la neuromodulation, l'auto-augmentation, l'augmentation de la capacité vésicale et la diversion urinaire.

INCONTINENCE MIXTE
Beaucoup d'hommes souffrent d'incontinence mixte, autrement dit une combinaison des symptômes des deux formes d'incontinence, d'effort et par impériosité. Concernant l'incontinence mixte, l'International Committee on Incontinence de l'OMS recommande de traiter en priorité les symptômes les plus importants. Dans les deux cas, ce sont des mesures non invasives qui sont prescrites en premier : modification du style de vie, rééducation de la vessie et exercices du plancher pelvien. En cas d'échec total ou partiel de ces techniques, les symptômes les plus gênants peuvent être traités par des médicaments. Faute de résultat, le patient devra consulter et subir des analyses plus poussées.

PERTES URINAIRES POST-MICTION
Les exercices du plancher pelvien pour tonifier le sphincter associés à la traite de l'urètre post-miction peuvent aider les hommes souffrant de pertes urinaires post-miction.

AUTRES FORMES D'INCONTINENCE
Certaines formes d'incontinence se distinguent des catégories précitées.

L'incontinence par regorgement : L'urine s'écoule en permanence et la vessie semble déborder. L'origine en est souvent une obstruction mécanique, comme une rétention fécale, un grossissement de la prostate, un problème nerveux ou une anormalité de l'urètre.
L'incontinence fonctionnelle : L'état physique ou mental de la personne l'empêche d'atteindre les toilettes à temps.




L‘incontinence des adultes


L’incontinence est la perte involontaire d’urine ou de selles, occasionnelles ou permanentes de jour ou de nuit.

Le « vieillissement » de la population entraîne un besoin croissant de protections pour l’incontinence. MEDICAL DALAYRAC a choisi d’offrir à sa clientèle 3 gammes issues de grands groupes internationalement reconnus : ABENA FRANTEX, ID ONTEX, TENA.

Ces groupes industriels recherche, en permanence, à améliorer les produits existants avec le soucis d’apporter aux utilisateurs des protections très absorbantes, sans risque de fuite, discrètes, limitant les odeurs… Mais le facteur limitant à ce développement, c’est l’utilisation de la cellulose que l’on trouve dans les arbres. Ces usines sont consciente du déséquilibre écologique qu’elles occasionnent, c’est pourquoi elles s’engagent à remplacer chaque arbre abattu.

L'incontinence urinaire est un problème du système urinaire, lequel se compose des deux reins reliés à la vessie via un tube appelé uretère. C'est un autre tube, l'urètre, qui relie la vessie à l'orifice de sortie.

Les reins filtrent les déchets du sang pour les transformer en urine. Les deux uretères font circuler l'urine des reins à la vessie, où elle est stockée jusqu'à son évacuation par l'urètre. Un muscle circulaire, le sphincter, contrôle l'activité de l'urètre.

En conditions normales, la vessie retient l'urine jusqu'à évacuation : en cas d'incontinence, une partie du système urinaire fonctionne mal.
L'incontinence est la perte involontaire de contrôle de la vessie ou des intestins. Le terme désigne donc le symptôme et non la cause. Les dysfonctionnements et causes à l'origine de l'incontinence sont multiples. Il peut s'agir de défauts congénitaux, des conséquences d'une opération, d'un problème nerveux, d'une infection ou encore d'altérations dues au vieillissement. La grossesse et l'accouchement peuvent également provoquer l'incontinence.

Elle touche aussi bien les enfants que les adultes, hommes et femmes, de tous âges. 1 femme sur 4 et 1 homme sur 8 en souffriront à un moment ou un autre de leur vie.

L'ampleur du problème varie également – dans le cas d'incontinence urinaire, de légères pertes peu fréquentes à la perte occasionnelle de contrôle de la vessie ou encore à l'incapacité totale à retenir l'urine.

Types, causes et traitement de l'incontinence

« L'incontinence urinaire est le symptôme de toute fuite urinaire incontrôlée », International Continence Society

Et « toute » est ici un terme clé. Il existe différents types d'incontinence urinaire et l'incontinence fécale est également un facteur à considérer. D'un patient à l'autre, la cause et le type d'incontinence peuvent varier, et même se combiner.

Cliquez sur la rubrique de votre choix ci-dessous pour en savoir plus sur les types d'incontinence, leurs causes et les traitements possibles. Vous saurez ainsi mieux informer vos patients sur les différentes possibilités de traitement.

Une rubrique consacrée aux exercices d'entraînement du périnée compile les conseils de kinésithérapeutes pour aider vos patients à mieux contrôler la contraction des muscles du plancher pelvien. Ces informations s'adressent aux patients directement.

L'incontinence urinaire féminine

On estime que 10 à 12 % des femmes souffrent régulièrement d'incontinence urinaire, les cas étant beaucoup plus nombreux dans certains groupes. La forme la plus fréquente d'incontinence féminine est l'incontinence urinaire à l'effort (IUE). Vient ensuite l'incontinence par impériosité. Beaucoup de femmes sont confrontées aux deux formes d'incontinence avec une combinaison de symptômes.

LE DIAGNOSTIC
Lorsqu'une femme se plaint de symptômes d'incontinence urinaire, il convient d'écarter toute autre pathologie avant de pouvoir diagnostiquer une incontinence urinaire à l'effort (IUE), une incontinence par impériosité ou mixte. Ceci implique d'étudier le dossier médical de la personne, y compris les blessures à la tête, au cou ou au dos, les conditions aggravantes, comme le diabète, l'activité sportive, la parité, les antécédents familiaux et l'analyse des symptômes urinaires ainsi que l'examen physique.

L'analyse des symptômes porte sur les épisodes signalés et la nature de l'incontinence. Il est recommandé de procéder systématiquement à l'analyse urinaire pour identifier une éventuelle infection de la vessie ou du système urinaire, afin d'exclure l'hématurie. Si possible, conseillez-lui de tenir un journal des heures et quantités d'urine évacuée, ainsi que du volume et de la nature des liquides absorbés.

L'examen physique doit permettre d'écarter la constipation, la descente d'organe, les masses ou tumeurs, les fistules et dommages à l'issue d'une grossesse, d'un accouchement ou d'une intervention chirurgicale ou blessure. En cas de traumatisme crânien, de sclérose en plaques, de maladie de Parkinson ou d'Alzheimer, etc., il convient d'analyser d'éventuels symptômes neurologiques ainsi que l'état mental.

Enfin, il est recommandé de vérifier la qualité de vie, la mobilité et l'accessibilité aux toilettes avant de déterminer la légitimité et la nature du traitement.

L'INCONTINENCE URINAIRE D'EFFORT
L'incontinence urinaire d'effort désigne des fuites urinaires incontrôlées lors d'un effort, d'un éternuement ou d'une toux. Il peut s'agir de petites fuites ou de fuites importantes.

Traitements possibles
Style de vie
Interrogez la patiente sur son alimentation, sa consommation de liquides, la perte de poids et la consommation de cigarettes. En effet, les personnes en surpoids sont davantage sujettes à l'incontinence d'effort en raison de la pression abdominale accrue. Les fumeurs toussent davantage, ce qui explique l'incidence plus fréquente des fuites.

Ne buvez ni trop ni pas assez. Limiter l'absorption de liquides pour réduire la quantité d'urine peut provoquer des irritations de la vessie et favoriser les infections.
Evitez la caféine et les boissons gazeuses, qui risquent d'irriter la vessie, exactement comme l'alcool.
Examinez les traitements en cours pour vérifier les interactions et éviter les affections iatrogènes.
Exercices d'entraînement du périnée
Des exercices du plancher pelvien permettent souvent d'améliorer le contrôle de la vessie et la pression de fermeture de l'urètre. C'est pourquoi ce type de kinésithérapie est généralement considéré comme le premier traitement contre l'incontinence d'effort. Mieux vaut consulter un kinésithérapeute pour s'assurer que les exercices sont faits correctement et que le patient met toutes les chances de son côté. L'examen physique permet d'appréhender l'état des muscles du plancher pelvien de sorte que le kinésithérapeute puisse recommander des exercices adaptés.

Le Biofeedback et la stimulation électrique facilitent l'exécution des exercices des muscles du plancher pelvien chez les hommes et chez les femmes et devraient être recommandés par un kinésithérapeute ou un professionnel de l'incontinence.

Dispositifs médicaux/u>

Les protections pour fuites urinaires conçues spécifiquement pour l'incontinence sont les produits qui se vendent le mieux. Il en existe des jetables et des réutilisables et, si tous les produits ne sont pas de même qualité, beaucoup sont le fruit de technologies avancées et allient simplicité d'utilisation et confort. Il existe différents types de protections et de culottes en fonction de l'usage au quotidien. Certaines protections et culottes sont adaptées à des besoins spécifiques, fines et discrètes pour la journée ou relativement épaisses pour contenir les fuites plus importantes. Les experts de l'incontinence peuvent vous recommander les produits adaptés à chaque cas et les consommateurs peuvent se renseigner auprès des organisations locales d'information sur l'incontinence.

D'autres produits de collecte de l'urine et qui empêchent l'écoulement peuvent également contenir les fuites dans certains cas. Il est possible d'utiliser des cathéters temporairement, à l'issue d'une opération, ou de façon plus permanente. Il existe des cathéters intermittents et des sondes à demeure, reliés à une poche de drainage portable ou à une valve qui permet de vider régulièrement le cathéter. Les sondes à demeure peuvent être introduites de façon chirurgicale via l'abdomen plutôt que via l'urètre. Il convient alors de former les patients ou les porteurs aux processus de remplacement et de nettoyage.

Interventions pharmacologiques et chirurgicales (dans certaines conditions)
Intervention pharmacologique

Il existe de nouveaux agents pour l'incontinence d'effort. Il s'agit d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, disponibles dans certains pays européens. Des études montrent que les résultats sont meilleurs quand ces agents sont associés aux exercices des muscles du plancher pelvien.

Intervention chirurgicale/u>

Un urologue ou un urogynécologue peut vous conseiller quant aux procédures chirurgicales de traitement de l'incontinence urinaire d'effort. Il existe des procédures ouvertes et de jour, avec possibilité d'injection d'agents gonflants. Dans la plupart des cas d'incontinence d'effort, la chirurgie doit être envisagée en troisième position lorsque les interventions conservatrices et pharmacologiques n'ont pas donné satisfaction.

L'INCONTINENCE PAR IMPERIOSITE
L'incontinence par impériosité, souvent appelée vessie hyperactive, indique une hyperactivité du détrusor de la vessie qui déclenche une envie ultra pressante, avec ou sans signes annonciateurs, souvent accompagnée d'une fuite urinaire. Dans les cas les plus graves, les fuites peuvent être importantes. La personne peut uriner de très nombreuses fois (plus de huit fois par jour), y compris la nuit (une ou plusieurs fois).

Traitements possibles
Style de vie
Facilitez l'accès aux toilettes. Ceci peut nécessiter des aménagements. Toilettes surélevées, rampe, chaise percée dans la chambre, tout ce qui peut aider le patient, y compris des vêtements simples à ôter si la dextérité manuelle pose problème.

Rééducation de la vessie
La rééducation de la vessie est une technique comportementale qui accroît la capacité de la vessie et limite la fréquence de la miction. Avec le temps, la vessie devient moins sensible et peut accepter de plus gros volumes d'urine. Tenir un journal des heures et quantités d'urine évacuée est une première étape d'évaluation de l'incontinence par impériosité avant de programmer la rééducation de la vessie.

Exercices d'entraînement du périnée/u>
Les exercices d'entraînement du périnée conviennent particulièrement à l'incontinence d'effort et mixte, mais ils peuvent également aider les patients souffrant d'incontinence par impériosité, pour stimuler la musculature et réduire, voire éliminer les fuites. Le Biofeedback et la stimulation électrique facilitent l'exécution des exercices des muscles du plancher pelvien et devraient être recommandés par un kinésithérapeute ou un professionnel de l'incontinence.

Dispositifs médicaux/u>

Certaines femmes sont confrontées à des pertes urinaires incontrôlées et préfèrent porter des protections pour fuites urinaires dans les situations à risque. Il existe des protections et des culottes de différentes formes et épaisseurs pour tout type de fuite. Il en existe des jetables et des réutilisables. Des experts de l'incontinence peuvent recommander aux patientes la meilleure forme de protection contre les fuites urinaires plutôt que des serviettes hygiéniques réservées à l'absorption du sang menstruel.

D'autres produits de collecte de l'urine et qui empêchent l'écoulement peuvent également contenir les fuites dans certains cas. Il est possible d'utiliser des cathéters temporairement, à l'issue d'une opération, ou de façon plus permanente. Il existe des cathéters intermittents et des sondes à demeure, reliés à une poche de drainage portable ou à une valve qui permet de vider régulièrement le cathéter. Les sondes à demeure peuvent être introduites de façon chirurgicale via l'abdomen plutôt que via l'urètre. Il convient alors de former les patients ou les porteurs aux processus de remplacement et de nettoyage.

Interventions pharmacologiques et chirurgicales (dans certaines conditions)
Des antispasmodiques urinaires et des médicaments anticholinergiques peuvent être prescrits en cas d'hyperactivité du détrusor de la vessie. Il est rare d'avoir recours à la chirurgie pour une incontinence par impériosité sans symptômes d'incontinence d'effort.

INCONTINENCE MIXTE
Beaucoup de femmes souffrent d'incontinence mixte, autrement dit une combinaison des symptômes des deux formes d'incontinence, d'effort et par impériosité. Concernant l'incontinence mixte, l'International Committee on Incontinence recommande de traiter en priorité les symptômes les plus importants.

AUTRES FORMES D'INCONTINENCE
Certaines formes d'incontinence se distinguent des catégories précitées.

L'incontinence au fou rire : Cette forme d'incontinence concerne surtout les enfants mais peut perdurer à l'âge adulte. Le rire provoque la miction du fait de contractions instables du détrusor. Elle peut être héréditaire.
L'incontinence fonctionnelle : L'état physique ou mental de la personne l'empêche d'atteindre les toilettes à temps.